Moustique tigre en Île-de-France en 2026 : la situation département par département
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212 communes colonisées, 12 millions d'habitants exposés, 8 départements sur 8 touchés. En 2026, le moustique tigre n'est plus une curiosité tropicale en Île-de-France. C'est un habitant permanent de la région — et il a colonisé plus de deux tiers des communes franciliennes.
Depuis son apparition en Val-de-Marne en 2015, Aedes albopictus a progressé chaque année, porté par l'urbanisation dense, les transports et le réchauffement climatique. L'ARS Île-de-France a lancé sa campagne de surveillance renforcée le 1er mai 2026, avec un réseau de 435 pièges pondoirs déployés sur les 8 départements.
Ce guide fait le point, département par département, sur la situation réelle du moustique tigre en Île-de-France en 2026 : où il est, quels risques il représente, ce que font les autorités — et surtout, ce que vous pouvez faire concrètement pour protéger votre foyer.
L'essentiel en 30 secondes
- Les 8 départements d'Île-de-France sont colonisés par le moustique tigre
- 212 communes touchées, soit 68 % de la population francilienne
- L'ARS surveille la région avec 435 pièges pondoirs du 1er mai au 30 novembre
- Le moustique tigre peut transmettre la dengue, le chikungunya et le Zika
- La prévention individuelle (suppression des eaux stagnantes + piégeage) reste la mesure la plus efficace
Sommaire
- 1. La situation en Île-de-France en 2026
- 2. La situation département par département
- 3. Ce que fait l'ARS Île-de-France
- 4. Les risques sanitaires réels
- 5. Pourquoi l'Île-de-France est un terrain idéal pour le moustique tigre
- 6. Comment se protéger concrètement en Île-de-France
- 7. La méthode qui fonctionne : les 3 piliers
- 8. Questions fréquentes
1. La situation en Île-de-France en 2026 : les chiffres clés
L'Île-de-France est la région la plus peuplée de France — et aussi l'une des plus touchées par le moustique tigre. Les chiffres de 2026 confirment une implantation durable et irréversible de l'espèce.
Les chiffres qui comptent
- 8 départements sur 8 colonisés (100 % de la région)
- 212 communes où la présence du moustique tigre est confirmée
- 68 % de la population régionale vit dans une commune colonisée
- 435 pièges pondoirs déployés par l'ARS pour la surveillance 2026
- Campagne de surveillance renforcée du 1er mai au 30 novembre 2026
À titre de comparaison, en 2025, l'ARS disposait de 525 pièges pondoirs. La réduction à 435 en 2026 reflète un recentrage stratégique sur les zones les plus sensibles (aéroports, hôpitaux, zones de forte densité), plutôt qu'un désengagement.
Une progression rapide en 10 ans
Le moustique tigre a été détecté pour la première fois en Île-de-France en 2015 dans le Val-de-Marne. En 10 ans, il a colonisé l'ensemble de la région :
- 2015 : première détection (Val-de-Marne)
- 2018 : 3 départements colonisés
- 2020 : 5 départements colonisés
- 2023 : 7 départements colonisés
- 2024-2026 : 8 sur 8, implantation complète
Cette progression suit le schéma observé partout en France métropolitaine. Au niveau national, 81 départements sont désormais colonisés. Pour voir la carte complète, consultez notre carte du moustique tigre en France en 2026.
2. La situation département par département
Tous les départements d'Île-de-France sont colonisés, mais la pression n'est pas uniforme. Les départements de la petite couronne (92, 93, 94) et Paris sont les plus densément touchés en raison de l'urbanisation et de la chaleur urbaine.
Paris (75)
La capitale est colonisée depuis 2018. Le moustique tigre y prospère grâce à l'effet d'îlot de chaleur urbain (jusqu'à +4 °C par rapport à la grande couronne) et à l'abondance de micro-gîtes larvaires : gouttières, jardinières, fontaines non entretenues, chantiers. Les arrondissements du sud et de l'est (12e, 13e, 19e, 20e) sont les plus touchés. Paris a été au cœur du dispositif anti-moustique lors des Jeux Olympiques 2024.
Val-de-Marne (94)
Premier département francilien colonisé (2015). Le Val-de-Marne reste l'un des plus touchés, notamment le long de la Marne et dans les zones pavillonnaires avec jardins. Créteil, Maisons-Alfort et Fontenay-sous-Bois sont des points chauds identifiés.
Seine-Saint-Denis (93)
Département très urbanisé avec de nombreux micro-gîtes (cours d'immeubles, terrains vagues, chantiers). La densité de population et la précarité de l'habitat compliquent la prévention. Plusieurs opérations de démoustication ont été menées par l'ARD (Agence Régionale de Démoustication) en 2024 et 2025.
Hauts-de-Seine (92)
Colonisation confirmée et active, notamment dans les communes bordant la Seine. Rueil-Malmaison et Châtillon ont fait l'objet d'opérations de démoustication récentes.
Essonne (91)
Zone mixte urbain/rural avec des foyers actifs dans les zones pavillonnaires du nord du département (Evry, Draveil, Montgeron, Viry-Châtillon). La présence de jardins avec piscines, composteurs et récupérateurs d'eau crée des conditions idéales pour la reproduction.
Yvelines (78)
Colonisation plus récente mais en progression rapide. Les zones urbaines du nord-est (Versailles, Saint-Germain-en-Laye) sont les plus touchées.
Seine-et-Marne (77)
Département le plus vaste d'Île-de-France, avec une progression le long des axes de transport et des zones périurbaines. La présence est confirmée mais la densité reste plus faible qu'en petite couronne.
Val-d'Oise (95)
Dernier département francilien à avoir été officiellement colonisé. La progression suit les axes routiers et ferroviaires depuis Paris et la petite couronne.
3. Ce que fait l'ARS Île-de-France en 2026
L'ARS Île-de-France coordonne un dispositif de surveillance à trois volets, renforcé chaque année du 1er mai au 30 novembre.
Volet 1 — Surveillance entomologique (les moustiques)
Un réseau de 435 pièges pondoirs est déployé dans les 8 départements, en priorité autour des sites sensibles : établissements de santé, 3 aéroports (Roissy, Orly, Le Bourget), et zones à forte densité de population. Les relevés sont effectués mensuellement (bimensuels autour des aéroports).
Volet 2 — Surveillance épidémiologique (les malades)
Les cas de dengue, chikungunya et Zika sont déclarés par les professionnels de santé à l'ARS. Quand un cas est identifié chez une personne revenant d'une zone de circulation virale, l'ARS déclenche une investigation entomologique et épidémiologique autour des lieux fréquentés par le patient. L'objectif : empêcher la transmission locale du virus.
Volet 3 — Sensibilisation et prévention
L'ARS a élaboré un kit de communication (flyers, affiches) mis à disposition des collectivités, établissements de santé et gestionnaires d'ERP. Des webinaires PRSE4 sont organisés pour accompagner les acteurs territoriaux. Des stands de sensibilisation sont déployés lors d'événements locaux (Fête de la Nature à Coignières, Journée verte et bleue à Brunoy, Fête de l'Âne à Asnières-sur-Seine).
Les habitants peuvent aussi contribuer en signalant la présence du moustique tigre sur la plateforme nationale de signalement citoyen de l'ANSES : signalement-moustique.anses.fr.
4. Les risques sanitaires réels en Île-de-France
Soyons clairs : le moustique tigre en Île-de-France n'est pas un vecteur permanent de maladies tropicales. Les cas autochtones (infections contractées localement, sans voyage) restent rares. Mais le risque existe et augmente chaque année avec la densité de moustiques et les échanges internationaux.
Comment fonctionne la transmission
Le moustique tigre ne "crée" pas de virus. Il le transmet. Le scénario est le suivant :
- Un voyageur revient d'une zone tropicale infecté par la dengue (par exemple)
- Un moustique tigre francilien le pique et s'infecte
- Ce moustique pique ensuite d'autres personnes et transmet le virus localement
C'est ce qu'on appelle un cas autochtone. Plusieurs ont été enregistrés en France métropolitaine ces dernières années, principalement dans le sud (Occitanie, PACA). L'Île-de-France, avec ses 3 aéroports internationaux et ses millions de voyageurs, est particulièrement exposée à ce risque d'introduction virale.
Ce qu'il ne faut pas faire : paniquer
Le moustique tigre en Île-de-France est avant tout une nuisance quotidienne. La grande majorité des piqûres ne transmettent aucune maladie. Mais les piqûres sont douloureuses, provoquent des démangeaisons intenses, et rendent les jardins, terrasses et balcons invivables de mai à octobre. C'est pour cette raison qu'agir est nécessaire — pas par peur, mais par confort de vie.
5. Pourquoi l'Île-de-France est un terrain idéal pour le moustique tigre
Le moustique tigre n'est pas un moustique de marais. C'est un moustique urbain, parfaitement adapté à la vie en ville. Et l'Île-de-France réunit toutes les conditions de son développement.
La densité urbaine multiplie les gîtes larvaires
Le moustique tigre pond dans de très petites quantités d'eau stagnante : un bouchon de bouteille, une soucoupe de pot de fleurs, un fond de gouttière. En Île-de-France, les balcons, cours d'immeubles, jardins pavillonnaires et chantiers offrent des millions de micro-gîtes. Une seule femelle peut pondre jusqu'à 200 œufs à chaque cycle.
L'îlot de chaleur urbain prolonge la saison
Les températures en zone urbaine dense (Paris, petite couronne) sont 2 à 4 °C plus élevées qu'en zone rurale. Résultat : la saison d'activité du moustique tigre est plus longue en ville — parfois d'avril à novembre, contre mai à octobre en zone rurale.
Les transports facilitent la dispersion
Le moustique tigre se déplace peu par lui-même (100 à 200 mètres dans sa vie). Mais il voyage très bien dans les voitures, camions et transports en commun. Le réseau de transport francilien (RER, Transilien, autoroutes) est un vecteur de dispersion à l'échelle régionale.
Les 3 aéroports internationaux augmentent le risque d'introduction virale
Roissy, Orly et Le Bourget brassent des millions de passagers internationaux chaque année, dont beaucoup en provenance de zones tropicales. C'est pour cette raison que l'ARS concentre ses pièges pondoirs autour des aéroports : c'est la première ligne de défense contre l'introduction de virus.
6. Comment se protéger concrètement en Île-de-France
Vous habitez en Île-de-France et le moustique tigre gâche vos soirées, vos repas en terrasse et vos nuits ? Voici les 3 niveaux d'action, du plus simple au plus efficace.
Niveau 1 — Supprimer les eaux stagnantes (gratuit, immédiat)
C'est la mesure la plus importante et la plus sous-estimée. Le moustique tigre se reproduit dans n'importe quelle accumulation d'eau, aussi petite soit-elle.
Checklist à faire une fois par semaine :
- Videz les soucoupes de pots de fleurs (ou remplissez-les de sable)
- Retournez les seaux, arrosoirs, brouettes
- Couvrez les récupérateurs d'eau de pluie (moustiquaire ou couvercle)
- Nettoyez les gouttières pour éviter les bouchons
- Videz les jouets d'enfants laissés dans le jardin
- Vérifiez les bâches de piscine (l'eau qui stagne dessus suffit)
Ce geste simple élimine 80 % des gîtes larvaires de votre propriété. Mais il a une limite : vos voisins ont aussi des gîtes, et le moustique a un rayon d'action de 100 à 200 mètres.
Niveau 2 — Installer des pièges Biogents (la solution qui change la donne)
La suppression des eaux stagnantes ne suffit pas à elle seule. Les moustiques qui viennent de chez vos voisins ou des espaces publics environnants continuent de vous piquer. Pour réduire réellement la pression de piqûres, il faut agir sur les moustiques adultes et sur les femelles qui pondent.
C'est exactement ce que fait la méthode Biogents en 3 piliers, utilisée par Mezendo et déployée lors de Paris 2024 :
- L'Aero Trap capture les femelles qui piquent — jusqu'à 87 % de piqûres en moins (études laboratoire indépendantes Biogents 2025)
- Le BG-GAT intercepte les femelles gravides avant la ponte — chaque femelle capturée = jusqu'à 200 œufs en moins
- Le Kit booster CO₂ multiplie les captures par 5 et étend la zone protégée jusqu'à 700 m²
Pour la plupart des jardins franciliens (100 à 500 m²), le Pack Aero Trap + BG-GAT est la solution complète recommandée. Il combine les piliers 2 et 3 dans un seul pack prêt à installer.
Solution recommandée en Île-de-France
Pack Aero Trap + BG-GAT : la méthode déployée à Paris 2024
Pour un jardin francilien de 100 à 500 m², c'est la solution complète. Capture des femelles qui piquent + rupture du cycle de reproduction, sans insecticide. La même technologie Biogents que celle utilisée lors des Jeux Olympiques de Paris 2024.
Niveau 3 — Action collective à l'échelle de la copropriété ou du quartier
Le moustique tigre se déplace peu. Si vous et vos voisins agissez ensemble, l'effet est multiplié. Partagez ce guide avec votre voisinage, proposez une action collective à votre syndic ou votre mairie. Le Pack voisinage 12 BG-GAT permet d'équiper un lotissement entier en pièges anti-ponte.
Pour les collectivités, mairies et espaces publics, Mezendo propose des solutions dimensionnées avec diagnostic terrain, installation et maintenance. Découvrez notre offre collectivités.
7. La méthode Mezendo en Île-de-France : nos interventions terrain
Mezendo est basé en Essonne (91), au cœur de l'Île-de-France. Nous intervenons sur l'ensemble de la région pour des diagnostics terrain, installations et maintenance de pièges Biogents.
Nos références en Île-de-France
- Paris 2024 — Déploiement dans le cadre du dispositif anti-moustique des Jeux Olympiques
- Rungis — Fourniture de pièges Biogents distribués par la ville à ses administrés
- Cormeilles-en-Parisis — Fourniture de pièges Biogents distribués par la ville à ses riverains
- Créteil — Déploiement d'un Urban Trap dans un jardin privatif de 1000m2
- Montgeron — Traitement des gîtes larvaires, intention terrain documentée (vidéo disponible)
- Draveil — Pose de pièges dans des jardins privatifs
Que vous soyez particulier avec jardin ou mairie cherchant à équiper un parc public, nous proposons un diagnostic gratuit pour évaluer votre situation et recommander la solution adaptée.
8. Questions fréquentes sur le moustique tigre en Île-de-France
Le moustique tigre est-il présent partout en Île-de-France ?
Oui, les 8 départements franciliens sont colonisés. La présence est confirmée dans 212 communes, mais le moustique tigre est probablement présent dans un nombre bien plus important de localités non encore officiellement recensées. Si vous habitez en Île-de-France, considérez que le moustique tigre fait partie de votre environnement de mai à novembre.
Quand le moustique tigre est-il actif en Île-de-France ?
La saison d'activité s'étend généralement de mai à novembre, avec un pic entre juin et septembre. En zone urbaine dense (Paris, petite couronne), l'effet d'îlot de chaleur peut prolonger la saison dès avril. Le moustique tigre pique essentiellement en journée, avec des pics d'activité le matin (7h-10h) et en fin d'après-midi (16h-20h).
Peut-on signaler la présence du moustique tigre ?
Oui. Utilisez la plateforme nationale de signalement citoyen de l'ANSES : signalement-moustique.anses.fr. Votre signalement contribue à la surveillance et aide l'ARS à orienter ses actions de terrain.
La mairie peut-elle agir contre le moustique tigre ?
Oui. Les collectivités peuvent déployer des dispositifs de piégeage dans les espaces publics (parcs, cours d'école, abords de crèches) et mener des campagnes de sensibilisation auprès des habitants. Mezendo accompagne plus de 17 communes françaises dans cette démarche, dont plusieurs en Île-de-France. En savoir plus sur notre offre collectivités.
Les sprays et les bougies à la citronnelle fonctionnent-ils ?
Non, pas contre le moustique tigre. Les sprays chimiques ont un effet temporaire (quelques heures) et ne réduisent pas la population. Les bougies à la citronnelle, les bracelets et les ultrasons sont scientifiquement inefficaces contre Aedes albopictus. Pour une solution qui fonctionne réellement, consultez notre guide comparatif des pièges anti-moustiques.
Combien coûte une solution efficace pour un jardin en Île-de-France ?
Le Pack Aero Trap + BG-GAT est disponible à partir de 240 € (formule Essentiel, jardin jusqu'à 300 m²). La formule Performance CO₂ à 490 € couvre jusqu'à 700 m² et capture toutes les espèces de moustiques. C'est un investissement durable : les pièges durent 5 à 10 ans, seuls les attractifs sont à renouveler chaque saison.
Mezendo intervient-il en Île-de-France ?
Oui. Mezendo est basé en Essonne (91) et intervient sur toute l'Île-de-France pour le diagnostic terrain, l'installation et la maintenance des dispositifs Biogents. Nos références en IDF incluent Paris 2024, Rungis, Créteil et Montgeron. Contactez-nous pour un diagnostic gratuit.
Article rédigé par l'équipe Mezendo — partenaire certifié Biogents, distributeur officiel en France. Sources : ARS Île-de-France (campagne 2026), Santé Publique France, ANSES, Biogents AG. Dernière mise à jour : mai 2026.